La mémoire est une fonction qui permet de conserver et de faire revenir consciemment quelque chose que l’on a apprit antérieurement.
Il est préférable de parler de mémoires au pluriel. Selon le modèle de Tulving,  l’homme présente cinq systèmes de mémoire. Ces différents types de mémoire interagissent  en elles mais dépendent de régions cérébrales distinctes. Ainsi certains patients peuvent avoir certaines formes de mémoires préservées et d’autres altérées.
On distingue trois catégories temporelles de mémoires. La mémoire sensorielle, la mémoire de travail et la mémoire à long terme.

La mémoire sensorielle est l’aptitude de garder un élément en mémoire entre 200 millisecondes à trois secondes grâce à la perception visuelle et à perception auditive. Les organes des sens transmettent des informations à certaines zones cérébrales où elles sont analysées très brièvement.  C’est ainsi qu’il est possible de se souvenir de ce que l’on a vu, touché, dit …

 

La mémoire de travail ou mémoire à court terme est la seconde catégorie qui va permettre à l’esprit de retenir les informations durant la réalisation de taches. Elles sont traitées pour être ensuite stockées par la mémoire à long terme. L'administrateur central contrôle les opérations quand nous faisons appel à des éléments provenant d'autres régions du cerveau. Les deux boucles neuronales, visuelle et phonologique, stockent temporairement les données avant qu'elles ne soient effacées par la tâche suivante.
L’exemple le plus classique de la mémoire de travail est celui de la recherche d’un objet que l’on a égaré tout en évitant les endroits où l’on sait pertinemment qu’il ne sera pas! Elle inclut la structure du cortex préfrontal et du cortex pariétal.
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La mémoire à long terme est la troisième catégorie de mémoire temporelle qui résulte d’un stockage durable à l’intérieur de certaines zones du cerveau. Elle peut être subdivisée en mémoire déclarative et non déclarative.

1. La mémoire déclarative ou mémoire explicite repose sur un enregistrement de connaissances culturelles ou générales qu’un individu peut faire émerger consciemment  avec la mémoire sémantique. Ainsi le seul fait qu'un homme ai marché sur la lune peut avoir été en rapport avec notre propre vie, mais est stocké comme élément du savoir. La mémoire sémantique concerne le lobe temporal et frontal:
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Parallèlement, la mémoire explicite traite de souvenirs personnels datés et localisé avec la mémoire épisodique. Les régions du cerveau impliqués dans la mémoire épisodique dépendent du contenu de l'expérience d'origine. Ainsi les expériences plutôt visuelles activent les aires visuelles du cerveau alors que se rappeler la voix d'une personne sollicite plutôt le cortex auditif. La mémoire épisodique implique la structure de l’hippocampe, du lobe frontal et des régions corticales:
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2. La mémoire non déclarative, appelée mémoire procédurale ou implicite n’est pas accessible a la conscience contrairement à la mémoire déclarative. Il s’agit de souvenirs qui concernent des associations et des savoirs faire comme  par exemple faire du vélo. Ces gestes sont appris grâce à leur répétition puis stockés dans la mémoire procédurale à long terme. Elle ne nécessite pas un rappel conscient de l’apprentissage des gestes. 
Elle enveloppe le cervelet, le noyau caudé et le putamen.
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Nous disposons tous ces différentes formes de mémoire mais nous ne somme pas égaux face à la mémorisation !   (La formation de la mémoire à long terme)


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